Vu dans le OFF17: Le Courage de ma mère

Sous la voute de la Chapelle Sainte Claire du théâtre des Halles, plusieurs voix vont surgir d'un seul homme. Dans ce lieu empreint de religiosité que le théâtre a reconquis, le magnifique texte de George Tabori résonne durant 1 h 10, porté par les émotions multiples du comédien caméléon Roland Timsit.

George Tabori, artiste juif Hongrois ne manquait pas d'humour lorsqu'il dit, quittant l'Allemange à la fin des années 1930 à propos d'Hitler, "Berlin était devenu trop petit pour nous deux".

 

Cet humour désespéré, on le retrouve, par petites touches, dans "Le Courage de ma mère", qui raconte la déportation et la Shoah par le prisme d'une seule personne, celle qui l'a mise au monde.

C'est donc dans la tête et les souvenirs d'un fils que nous fait plonger le metteur en scène David Ajchenbaum au cœur de cette petite chapelle. Le scénographe utilise des boucles sonores actionnées par le comédien pour incarner plusieurs personnages (les SS, les voisins, les amis...). Cette mère qui n'apparait pas, dont on ne sait pas, jusqu'à la dernière minute, si elle revenue des camps de la mort mais dont la voix off résonne et vient rectifier les souvenirs imprécis du fils. Roland Timsit est saisissant de justesse, tantôt fils inquiet, fils pleins de regrets, fils aimant... Des néons blancs éclairent violemment la scène comme pour souligner la dureté de l'histoire, avec de petits accessoires, Roland Timsit recrée une atmosphère, fait de nous les témoins de la grande Histoire et de son horreur. Bien-sûr Le Courage de ma mère est une pièce sur la Shoah, mais c'est aussi un propos plus universel sur la relation mère/fils. Et c'est surtout, une très belle performance d'acteur.

 

Le Courage de ma mère, au théâtre des Halles à 22 heures. Tel 04 32 76 24 51

 

 

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